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Christian Gonthier du club de Vitry le François, nous livre ses impressions sur le RILH, son association, son développement
Obi : Bonjour Christian, peux-tu nous présenter ton club et le situer dans le paysage local (nbr de licenciés et évolution, date de création, nbres d’équipes, taille de la ville…)? Et ton poste au sein de l’association ?
Christian Gonthier : Février 1998 voyait la création d’une nouvelle structure sportive à Vitry le François La Slider’s Tribu.

SLIDER’S TRIBU a été créée suite à un travail commun entre une dizaine de jeunes Vitryats et deux jeunes éducateurs sportifs rejoint par un parent (moi-même), qui ensemble ont voulu s’investir dans ce projet. Agrée Jeunesse et sports, affiliée à la Fédération de Roller Skating et à la Ligue Champagne Ardennes ainsi qu’à l’Ufolep, l’association a cherché à mener de front l’aspect compétition et loisir toujours dans le seul but de répondre aux attentes de ses adhérants.
Sans cesse en progression, le club, après avoir commencé avec 11 licenciés, se targue aujourd’hui d’en posséder pas loin de 70 dont un peu plus d’une cinquantaine, licenciés à la FFRS. Dans une ville de 15000 habitants et pas moins de 40 associations sportives, les Slider’s Tribu, avec ce nombre de licenciés se place dans la première partie du classement des clubs Vitryats.
Les activités, en 1998, au sein de cette association de loi 1901, étaient une section de roller acrobatique et une section de roller hockey (5 joueurs). La première nommée a lancé le club en organisant des manches de championnat de Champagne Ardenne à Vitry, une première dans cette cité qui découvrait les joies de ce sport de glisse. Quant à la petite section de roller hockey, ces débuts furent timides mais nécessaire puisque aujourd’hui, l’activité première, du fait de la disparition du roller acrobatique après 4 ans d’existence, est bien le roller in line hockey.
SLIDER’S TRIBU possède aujourd’hui, quatre équipes de roller hockey :
L’équipe féminine, créée il y a à peine trois ans, défend hautement les couleurs non plus seulement de Vitry le François mais bien de toute la Champagne Ardennes puisque unique dans la région, sur tous les terrains de France et de Navarre dans le Championnat de France. Les seniors, quand à eux, sont engagés dans le Championnat de France National III et défendent nos couleurs dans le territoire régional. L’équipe loisir, nouvellement créée puisque seulement de cette année, est là pour préparer les futurs joueurs à leur intégration au plus haut niveau et de laisser place à la convivialité de ce sport. Les jeunes, eux, où seul le département leur suffit, sont le tremplin pour les équipes citées au dessus pour les années à venir. Toutes ces équipes engagées en compétition ont la volonté avouée de véhiculer une bonne image du club mais aussi de notre ville, voir de notre région, et des partenaires qui nous accompagnent depuis des années.
Quand à moi, je fais partie intégrante de ce club qui est un peu ma deuxième famille. Au sein depuis sa création, je suis passé du statut de secrétaire à celui de Président en passant par un peu de trésorerie, dirigeant de l’équipe Ufolep et de l’équipe féminine à ses débuts et coach de l’équipe senior NIII. Actuellement Vice Président, je laisse depuis peu ma fonction de coach des seniors à deux joueurs du club, d’ailleurs là également depuis la création, que sont Paul Jeanson (fils de notre Président) et Damien Gonthier (le mien).
L’équipe féminine gérée de mains de maître par notre Président Bertrand Jeanson et Damien Gonthier (qui cumule deux mandats). Quant à l’équipe Ufolep, un autre joueur de l’équipe senior en a pris les rênes, Guillaume Canipelle.
Restant en titre de manager sportif, un bien grand mot pour un aussi grand plaisir, je supervise les activités sportives au sein du club. Gardant la correspondance pour la presse locale et pour les sponsors, j’ai bien volontiers cédé ma place de secrétaire à Sébastien Hance.
Obi : Les slider’s font parties des « petits » clubs, quels sont les moyens de recrutement, et quels public répond le plus ?
C.G : Effectivement les Slider’s font partis des « dits » petits clubs. De par sa structure, de ses moyens limités mais également du manque de possibilité de recruter local. Nos recrutements se font par le biais des stages que nous organisons avec la collaboration de l’Office Municipale des Sports et le « bouche à oreilles ». Malheureusement les nouveaux licenciés, pour la plupart, débutent et par le fait nous sommes en constante période d’apprentissage. Sauf exception car nous avons pu recruter sur Reims, Epernay et St Menehould, des joueurs déjà formés qui sont venus hausser le niveau de l’équipe senior.
L’équipe féminine quand à elle, bien que la base de cette équipe soit du bassin vitryat, quelques joueuses viennent nous rejoindre par le biais d’un prêt de leur club. Nous avons la chance que nous soyons les seuls en Champagne Ardenne a posséder une équipe féminine et qui plus est évoluant en compétition nationale.
Obi : Quelles sont les difficultés rencontrées par ton association dans son développement ?
C.G : La seule difficulté recensée est bien le manque d’une structure réservée au club.

Obi : Quelles sont les différentes aides que vous percevez pour votre fonctionnement ? Le sponsoring tient-il sa place ?
C.G : Les aides que nous appelleront subventions, viennent de plusieurs institutions, soit départementales (Conseil Général, DRDJS), soit régionales (Conseil Régionale) et même locale (VILLE OMS). Bien entendu, nous avons quelques partenaires privilégiés qui nous aident financièrement comme une entreprise vitryate, une société de transport, le Crédit Agricole que nous pouvons citer. D’autres nous aident en matériel comme Multiservice, en structure comme le Lycée Polyvalent ou au déplacement comme la ville de Vitry qui nous prêtent un bus.
Il va de soi que sans ces bonnes âmes, nous aurions les pires difficultés à tenir dans les différents championnats où nous nous engageons. Ils tiennent, tous, une place prépondérante à la bonne tenue de notre club et de cela remercions les.
Obi : Depuis combien de temps disposez-vous du gymnase ? Quelles ont été les démarches pour l’obtenir et avez-vous de nouveaux objectifs d’amélioration de l’infrastructure ?
C.G : Nous avons eu l’autorisation, sous conditions tout de même, d’évoluer dans le gymnase « des Indes », lieu de prédilection à nos rencontres de championnat, depuis trois saisons. Il n’a pas été sans mal de l’obtenir, des démarches, des rencontres et de l’abnégation ont permis à obtenir ce privilège.
Après avoir fait l’objet d’une acquisition d’un sol en Plastocourt, il y a deux ans, nous avons comme objectif cette année, de travailler à l’obtention d’une ballustrade, structure officielle pour ce type de sport. Des dossiers et demandes sont d’ailleurs déjà partis dans de différents horizons pour permettre de réunir la somme nécessaire à la réussite de ce projet.

Obi : Le club a-t-il des objectifs sportifs à long terme ? Quelle vue as-tu sur la nationale 2 et l’élite française ? Tes joueurs suivent-ils ces différents championnats ?
C.G : Les objectifs sportifs du club sont à la hauteur de ses prestations et de son budget. Nous tenons à garder notre identité et notre objectif n’est pas de brûler les étapes. La NII nous intéresse et si l’éventualité s’ouvre à nous, nous la saisirons mais pas au détriment de la bonne santé financière du club.
Il est sur que nous suivons les championnats de NII et de NI, car nous supportons les clubs régionaux. Leurs prestations prouvent que le Roller In Line Hockey Champ ardennais se porte bien, même très bien si l’on en juge le classement élite où Rethel accumule les titres de Champion, sans compter ses titres de Champion et Vice Champion d’Europe. Tardons de voir d’autres équipes régionales rejoindre l’ogre rethelois.
Obi : Le club se développe-t-il sur d’autres branches de la FFRS ? Est-ce un moyen de pérenniser le club ?
C.G : La pérennité du club réside effectivement à s’ouvrir à d’autres branches comme l’Ufolep et le loisir. Il ne faut pas oublier que le roller est synonyme de liberté, de fun, de convivialité et s’enfermer seulement dans une institution à caractère sportif et de compétition risque de voir un « petit » club mourir doucement.
Obi : La fédération à un rôle à jouer dans le soutien aux associations, quels sont les outils qui servirait le plus pour accentuer votre progression logistique ?
C.G : Sur ce sujet j’avoue être sans question.
Obi : Comment vois-tu le roller hockey actuellement ? Continue-t-il sa progression ou stagne t-il comme certains l’entendent ?
C.G : C’est un sport plein d’avenir et sa progression est mise en avant tous les ans lors de l’AG de la Fédération qui annonce une augmentation de cette activité par rapport aux autres activités.
Obi : Un dernier mot ?
C.G : Vive le roller in line hockey et bravo a tous ceux qui le font vivre et exister !
Obi : Merci Christian et bonne saison ;)